Episode 1 : Une Wii dans ta BU

Episode 1′: Une Wii dans ta BU (Assessment Librarian)

Episode 2 : La pensée horizontale (Le nombril de Belle-Beille)

Episode 3 : Une Wii dans ta Bu – Des compétences et des formations (Assessment Librarian)

Finalement, cette histoire de Wii pose une question : quelles sont les nouvelles compétences que l’on peut attendre des bibliothécaires ? Puisque le CAQME vient de la traiter du point de vue de la formation inter/continue (cf. Episode 3 ci-dessus) je vais me pencher sur la partie formation initiale.

J’imagine que les cours obligatoires de Wii ne sont pas pour demain (je vois déjà les petits malins qui vont courir chez leur médecin traitant pour avoir une dispense…) Mais le coeur du métier évolue, c’est une évidence, même au-delà de ces expériences Wiiesques qui, pourtant, esquissent sans doute de nouveaux métiers ou, du moins, des profils rénovés.

Je me dis donc qu’il n’est plus possible de continuer à former des personnels sur des bases purement techno-bibliothéconomiques qui sont à présent pour partie dépassées, car :

  • ce n’est pas rendre service à ces personnels, qui vont se sentir de plus en plus décalés/isolés ;
  • ce n’est pas rendre service aux bibliothèque ;
  • et ce n’est pas, et surtout, rendre service aux usagers, qui ont besoin d’avoir en face d’eux des personnels qui les accompagnent dans la réalité de leurs besoins et de leurs comportements.

Certes, la capacité d’un bibliothécaire à se défendre à la Wii peut paraître quelque peu anecdotique, mais il ne faut pas s’y tromper : derrière cette compétence, ce qui est interrogé, c’est la compétence “sociale” du bibliothécaire (entendue ici comme capacité à interagir avec les usagers au-delà de l’échange trop souvent limité se faisant par-dessus le comptoir de la banque de prêt ou le bureau de renseignement).

Dit autrement : les compétences “sociales” (plus que sportives…) des bibliothécaires doivent leur être inculquées lors de leur formation. Et l’importante part relationnelle de notre métier ne doit plus être ignorée, non plus que laissée à d’éventuelles aptitudes “innées” : la capacité à parler en public, à interagir sereinement avec un usager dans toutes les situations, à mener un entretien en service de référence, voire, donc, à jouer avec un usager, peut s’apprendre. C’est la bonne nouvelle du jour.

(MàJ : l’initiative de la New York Public Library)