bX étant un service et pas à proprement parler un logiciel, les bibliothèques qui utilisent SFX doivent s’y abonner : il n’est donc pas question de l’acheter (et on retrouve la logique que l’on voit se développer des abonnements plutôt que des achats : même pour les outils, il n’y a plus de ‘collection’ mais des flux et des accès).

Mais ça va plus loin que ça : une API est prévue, qui permettra à tout outil compatible OpenURL d’utiliser les fonctionnalités de recommandations de bX. Partant, même sans SFX, on pourra bénéficier des recommandations.

Bref : j’ai bien aimé bX (l’outil parce que la voiture, franchement, c’était la loose..) Reste à le tester et à juger de sa pertinence sur notre public…

bX est donc un outil qui va proposer “autour” d’une référence bibliographique d’autres articles pertinents pour l’usage. Pour construire ces recommandations, bX s’appuie sur la collecte et l’analyse des logs de différentes instances de SFX, et mouline toutes ces données.

Ce type de recommandations existait déjà (dans Science Direct par exemple). Là, on monte toutefois d’un cran puisque les recommandations ne sont plus internes à une ressource (le déjà cité Science Direct) mais transversales à l’ensemble des ressources traitées par plusieurs SFX.

Vu la masse de logs brassées, on voit donc s’ouvrir un système de recommandations transversales à un nombre énorme de ressources électroniques. Evidemment, ça pose des questions (genre ‘mais plus un article est lu, plus il va être lu’, etc.). Mais quand même, tout ça est très intéressant.

(je vous laisse réfléchir à ça ; demain, encore quelques détails)

Découvert lors de la dernière AG ACEF (le club des utilisateurs des produits Ex-Libris), un nouveau service intitulé bX. Plutôt qu’un long discours, une copie d’écran :

Présentation BX

Ce que vous voyez là, c’est la fenêtre intermédiaire qu’ouvre SFX à partir du moment où l’usager a cliqué sur le bouton ad hoc dans, par exemple, une base de données (avec cette possibilité dont j’ai déjà parlé : ne pas faire s’ouvrir cette fenêtre et donner accès directement au plein texte lorsque la bibliothèque y est abonné – mais là, nous avons besoin de la voir, cette fenêtre, pour que je vous explique, parce que ce serait dommage de rater ça).

Donc, en plus des diverses propositions que SFX fait (accès au texte ou à ce qui peut nous en rapprocher le plus), vous remarquerez la zone “bX” : c’est la manifestation de l’outil dont il est question ici et ce sont, vous l’aurez compris, des recommandations contextuelles…

(je vous laisse réfléchir à ça ; demain, plus de détails)

Dernière présentation de l’année, à l’invitation du groupe ABF Aquitaine et du CG47, lors d’une journée intitulée ” Les supports numériques en bibliothèque : nouveaux supports, nouveaux outils, nouvelles relations avec l’usager “.

Voici la présentation, as usual. En principe, je suis en train de la dérouler juste maintenant.

PS : beaucoup de présentations cette année. Trop. Je vais me donner quelques règles…

Nous constatons régulièrement l’absence des éditeurs francophones dans la KB de SFX, ce qui nous empêche de faire tous les liens qui vont bien et diminue fortement la visibilité de ces ressources électroniques, et leur accessibilité. Lors de la dernière AG de l’ACEF (le club utilisateur Ex-Libris France), le sujet a été évoqué avec Ex-Libris France, qui nous a communiqué cet état des lieux de leurs contacts avec les acteurs francophones (toute la liste est une citation) :

  • ” LEGI (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Dalloz (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Techniques de l’Ingénieur (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Editions Législatives (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Brepols (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée)
  • Doctrinal (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Juripro (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lamyline (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lexbase (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens
  • LexisNexis JurisClasseur (aucune réponse de l’éditeur)
  • Kompass (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Presses scientifiques du CNRC (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Diane (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)”

Cette liste me laisse rêveur. Elle montre à quel point une partie des acteurs de la doc électronique n’a vraiment rien compris, et/ou ne fait aucun effort (je penche pour le ET).

PS : j’ai presque intitulé ce billet ” Cartographie du passé ” et puis non… Avec l’âge, je deviens gentil.

Or donc, les coulisses. Une fois l’idée de l’opération validée en réunion de direction (NaCl avait déjà évoqué jadis cette possibilité, j’ai juste eu à relancer), nous avons procédé comme suit :

  • dépôt sur espace commun d’une feuille tableur contenant Thématique/Titre/auteur/cote/numéro de code barre du bouquin (important, on verra pourquoi ensuite) tiré du SIGB ;
  • mail à tout les personnels SCD expliquant l’opération et leur demandant de construire leurs thématiques et de compléter la feuille tableur ;
  • achat des contenants (sachets krafts colorés et opaques) ;
  • édition d’étiquettes portant chacune un titre de thématique ;
  • avec la feuille tableur, extraction des documents des rayons (documents laissés signalés ‘en rayon’ sur OPAC car vu la période ; le nombre relativement peu élevé d’ouvrages ; le fait qu’il s’agisse en général de romans peu empruntés ; il aurait fallu tous les changer de statut pour contrer un risque statistiquement très faible de demande juste à ce moment-là) ;
  • démagnétisation des documents extraits ;
  • ensachage (livres + goodies) avec, au fond du sachet, barrette de magnétisation (c’est tout le paquet qui est antivolé) ;
  • fermeture des sachets, mise en place déco ;
  • agrafage sur chaque sachet de l’étiquette rappelant la thématique et d’un feuillet à usage interne portant ladite thématique et les seuls codes-barres des livres contenus (simple, vous prenez les numéros de code-barre inscrits dans la feuille tableur, vous ajoutez devant et derrière le caractère * et vous passez le tout en police code-barre 39 : vous obtenez de zolis code-barres) ;
  • installation du dispositif scénique (parasol) et dépôt autour des paquets ;
  • comm. vers les usagers

L’usager arrive, choisit son paquet, va en BdP, la personne présente démagnétise le paquet/sachet, arrache le feuillet code-barres, bipe ces derniers, et c’est fait. Voilà. Prochaine étape, l’an prochain, la même opération sur la plage de Pornic (qu’est-ce qu’il faut pas faire pour se faire payer ses vacances…)

PS : nous ferons un retour sur l’opération : il y a dans chaque sachet un petit questionnaire de satisfaction.

PS2 : entre la prise de décision et le lancement de l’opération, 15 jours seulement : cela explique le nombre relativement restreint de kits. Avec plus de temps, l’an prochain, nous ferons plus…

Une fois n’est pas coutume et pour prouver à tout le monde que je suis un bibliothécaire, un vrai, je vais parler de livres en papier et du projet Bu-Plage actuellement en cours.

Nous proposons donc à nos usagers, en cette fin d’année universitaire, 84 kits-été constitués selon un principe très simple : nous avons demandé aux personnels volontaires de la Bu de construire, autour des thématiques qu’ils inventeraient, des regroupements (5 documents maxi) de romans et/ou BD.

Les dits paquets de bouquins, packagés de jolie manière et auxquels nous avons ajouté les éléments essentiels de l’été (trucs pour sentir bons, crème solaire et préservatifs), sont proposés à l’emprunt sans que l’usager n’ait d’autre renseignement sur le contenu (les livres du paquet) que ce qu’en révèle son titre thématique. L’emprunteur découvre donc après l’emprunt ce qu’il va lire sur la plage.

Rien de spectaculaire, rien d’inédit, mais une chtite opération sympathique pour initier, nous l’espérons, des découvertes. Wait & see.

Demain, je vous explique comment on s’est organisé concrètement (et rapidement parce qu’il a fallu monter tout ça en 15 jours) et en attendant, je vous montre la manière dont les choses ont été présentées dans le hall de la bibliothèque (merci à OT pour la photo) :

DSC03037

… de Jericho : toutes les murailles un jour se fissurent.

Ami/e bibliothécaire (cf. Article 5, Composition), vent frais, rejoins l’ADBU : plus y’a de fous, moins y’a de riz (1).

(1) proverbe improbable,
spéciale dédicace à David S.

Après une matinée sur le oueb, il passe en RL (Real Life) et va voir à Saumur François Bon qui ressuscite Jimmy Hendrix sous un préau. Il croise là par hasard, et avec très grand plaisir, la Dragonne pas revue depuis la Lorraine et dont il vous conseille tout le catalogue ; et puis Antoine Emaz, à qui il ne sait pas quoi dire (des fois, on est con quand même – croiser Antoine Emaz et ne même pas lui dire tout le bien qu’on pense de ses mots).

Rentré chez lui, il retourne derechef dans le monde “virtuel” avec le sentiment très net que les frontières tombent.

Pourquoi est-ce que nous faisons subir tout ça à notre catalogue ? Pour l’ouvrir et surtout, pour le projeter dans un environnement très connu des usagers. Notre idée est évidemment :

  • de bénéficier des habitudes Googlesque de l’usager pour pousser dans son champ de vision nos fonds (et d’autres sources d’informations locales – le blog, le site de l’Université) sans lui “imposer” ces fonds (puisque les réponses Googlesques standards sont là, à gauche de l’affichage) ;
  • de nous disséminer (je ne reviens pas là dessus, tout le monde a compris).

En somme, nous rendons un service à l’usager (il est dans son environnement habituel) et nous rendons notre offre plus visible : le double effet Bu-Google…

A terme, nous souhaiterions :

  • modifier la zone ” Recherche catalogue ” du site Bu et faire qu’elle attaque non pas le catalogue seulement, comme c’est le cas en ce moment, mais cette page Bugoogle (le code est en backoffice, j’attends de régler les problèmes évoqués hier) ;
  • remplacer la page Google des postes Bu par cette page (par exemple…).

Nous avons de plus un autre projet lié à Bu-Google, au niveau de l’Université, mais il faut pour cela que le problème des bots soit résolu.

Celles et ceux qui me lisent savent déjà à quel point je crois à l’intelligence collective. C’est la principale raison de cette série : exposer la méthode (pour qu’elle serve, au moins aux heureux usagers d’Aleph) ; et exposer nos difficultés, dans l’espoir qu’un surfeur qui parle à l’oreille des bots puisse m’apporter une solution qui nous permette de passer en production, la vraie… Les commentaires sont ouverts :-)

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